ZERO ONE est la compagnie de danse multimédia du chorégraphe et artiste vidéo Jean de Boysson. SARABA, son projet de spectacle en cours se réalisera en 5 volets indépendants ; CORDOUE, FÈS, TOMBOUCTOU, TOUBA et enfin les PYRÉNÉES.

 

"Des images d'une beauté envoûtante... Le dialogue entre la vidéo et la musique est galvanisant. Jean de Boysson a créé là quelque chose d'unique."   - The New York Times.

 

 

SARABA

 

Un spectacle multimédia en 5 actes

 

Le Califat de Cordoue représente pour beaucoup l’âge d’or de toutes les religions monothéistes confondues. La prise de la ville par les Catholiques en 1236 et la Reconquête sonne le glas de ce phare de l’humanité. Que sont devenues toutes ces familles, tous ces maîtres de leur art, tous ces philosophes, tous ces savants, tous ces visionnaires épris de tolérance ? Où s’en sont-ils allés ? Beaucoup sont arrivés à Fès, certains même à Tombouctou, personnellement il me semble qu’il est envisageable que quelques uns sont même allés jusqu’à Touba au Sénégal. Au bout de cet exode qui aura duré plus de 5 siècles, j’aimerais offrir la vision de Saraba, le paradis retrouvé dans la langue wolof du Sénégal. Pour moi, Saraba, c’est les montagnes Pyrénées, véritable paradis terrestre et lieu hautement stratégique car point de rencontre entre le continent africain et le continent eurasien, et pont entre le bassin méditéranéen et le monde atlantique. Historiquement, le côté espagnol a longuement été musulman (architecture mésarabe) et le versant français a été le berceau du catharisme. Nombreuses ont aussi été les apparitions mariales, dont la plus connue est celles survenues à Lourdes à la fin du 19me siècle. Le château de Lourdes n’a-t-il pas été lui-même une place forte musulmane jusqu’à l’époque de Charlemagne. Les Pyrénées semblent donc favoriser une forme mystique de la spiritualité.

 

Jean de Boysson.

 

 

PRÉSENTATION

 

 SARABA, spectacle de danse multimédia en cinq actes, invoque l’esprit du Califat de Cordoue, explore le croisement de la tradition immémorielle de la spiritualité soufie et se confond avec celle, contemporaine, de l’art de la danse house.

 

La danse house est née dans les années 80 au sein du bouillonnement créatif des clubs underground à New York. Elle descend en ligne directe de la culture afro-américaine, née, avec la musique jazz et le tap dance, sur la place de Congo Square à la Nouvelle Orléans. Elle a intégré les influences multiples venues du reste du monde : la capoeira, le tai chi, le kung fu, etc. Contrairement à la danse hip hop qui est plus démonstrative et performative, la danse house est une danse fondamentalement intérieure qui peut se danser sur toute forme de musique. C’est un art du mouvement perpétuel et de la coordination de jeux de jambes qui rendent souple et flexible les jeux de pieds et la décontraction dans sa forme ludique. Un art de casser le corps qui défie l’équilibre.

 

De tout temps, deux courants majeurs se retrouvent dans toutes les cultures du monde : l’un, solaire, démonstratif et grand public, l’autre, lunaire, intérieur et intimiste. La danse house comme les danses de traditions soufies appartiennent à ce dernier courant. Leur rencontre semble donc complémentaire, offre un terreau créatif inscrit dans son temps. C’est pour cela qu’un temps de recherche convient tout particulièrement à une mise en résidence.

 

UN SPECTACLE MULTIMÉDIA

 

 La vie des habitants de Cordoue durant le Califat, puis l’exode de nombreux d’entre eux après la Reconsquista sont évoqué à travers des images, des rythmes, des pas, des mots, des mélodies qui nous transporteront en CINQ étapes : de Cordoue en Andalousie à Fès au Maroc, de Fès à Tombouctou au Mali, de Tombouctou à  Touba au Sénégal, pour finir à Saraba (wolof = le Paradis retrouvé) , lequel sera représenté par les montagnes, « les toits » du monde du massif des Pyrénées.

 

La scénographie consistera en une série d’arches de tulle, de voile permettant la mise en perspective de l’architecture moresque sur lesquelles sera projetées une mosaïque d’images. Des tableaux, des dessins, des moucharabiés, des détails d’architectures, de géométries, puisées dans des archives iconographiques ainsi que des images filmées aujourd’hui (parfois en trois D, le temps d’un lap up) accompagneront les danseurs pouvant devenir musicien le temps d’une mélodie jouée à la flûte, au guembri, à cappela. Certains pas de danse seront ainsi dédiés au silence, aux jeux d’ombre. Des projections vidéo quasi holgraphiques sur des pluies de sable ainsi que sur des surfaces d’eau ajouteront une dimension magique à l’espace scénique.

 

Un espace où l’architecture mauresque nous invitera sur une pierre sur laquelle on s’assoit, sur le toit d’un dôme, près d’une fontaine, dans des jeux de miroirs et d’eau si essentielle. Le monde méditatif des grandes mosquées de Courdoue, Fès, Tombouctou et Touba nous conduira inéluctablement et subrepticement à Saraba, la ville mythique où les montagnes et les nuages conduisent à danser.

 

 

ACTE I : CORDOUE

 

Musique

Samuel Rouesnel, Toni Miranda, Andy Moses & Jean-Pierre Senghor

 

Danse

 Yolanda Osuna, Mathilde Rondet, Ejoe Wilson & Nais flem

 

Chant

 Toni Miranda & Mathilde Rondet

 

 

ACTE II : FÈS

 

Musique

 Maalem Abderrahim Amrani, Jean-Pierre Senghor

 

Danse

 Mohamed Lamqayssi, Othmane Saadouni, Ejoe Wilson, Mathilde Rondet & Nais flem

 

Chant

 Abdullah Miniawy & Mathilde Rondet

 

 

ACTE III : TOMBOUCTOU

 

Musique

 Pedro Kouyate, Andy Moses & Jean-Pierre Senghor

 

Danse

 Tidiani Ndiaye, Ejoe Wilson, Mathilde Rondet & Nais flem

 

Chant

 Pedro Kouyate, Andy Moses & Mathilde Rondet

 

 

ACTE IV : TOUBA

 

Musique

 Magou Samb, Khadim Diagne, Andy Moses & Jean-Pierre Senghor

 

Danse

 Hardo Ka, Ejoe Wilson, Mathilde Rondet, Ousmane Diallo & Nais flem

 

Chant

 Magou Samb, Khadim Diagne, Ousmane Diallo

 

 

 

ACTE V : SARABA (PYRÉNÉES)

 

Musique

 Magick Malick, Maalem Abderrahim Amrani, Magou Samb, Pedro Kouyate, Samuel Rouesnel, Toni Miranda, Khadim Diagne, Andy Moses & Jean-Pierre Senghor

 

Danse

 Yolanda Osuna, Ejoe Wilson, Hardo Ka, Tidiani Ndiaye, Mohamed Lamqayssi, Othmane Saadouni, Mathilde Rondet, Ousmane Diallo & Nais flem

 

Chant

 Magick Malick, Abdullah Miniawy, Toni Miranda, Pedro Koyate, Andy Moses Ousmane Diallo, Mathilde Rondet

 

 

 

Mise en scène

 Jean de Boysson

 

Conseillère artistique/Oeil extérieur

 Caroline Bourgine

 

Directeur musical/Compositeur/Arrangeur

 Jean-Pierre Senghor

 

 Chorégraphie

 Ejoe Wilson & Jean de Boysson

 

 Live video mix

 Jean de Boysson alias VJ Naj

 

 Scénographie

 Jean de Boysson & Aritz

 

 Dispositif multimédia

 Jean de Boysson & VJ Collagiste

 

 Soundscape

 Jean de Boysson, Jean-Pierre Senghor & Paul Esnest Sambou

 

 Création vidéo

 Jean de Boysson

 

 Création lumière

 Moustapha Delli

 

Production

 Association Teotihua/ Laurence Bloch

11 rue Hilaire Chardonnet - Bât A - Appart 146 –

 31300 Toulouse –France

 +33 (0)6 81 40 18 93

 teotihua@hotmail.com